Réponse à ”L’expérience a éclipsé la langue” de Philippe Cantin

Je voulais prendre le temps de répondre à l’élite des medias sportifs Montréalaise/Québécoise représenté pour cette fois par Philippe Cantin de la Presse. Je vous conseille de lire l’article de Mr Cantin si vous ne l’avez pas déjà lu.

L’article mets la table avec une introduction courte et directe

‘’Le nouveau logo de l’Impact met en relief la fleur de lys. L’organisation aurait pu approfondir cette voie et aller au-delà du symbole. Comment? En embauchant un entraîneur capable de s’exprimer en français. Compte tenu de la popularité du soccer dans les pays de la francophonie, les candidats compétents étaient sûrement nombreux.‘’   Philippe Cantin La Presse

Si vous voulez me permettre de me suivre dans l’analyse  de ces 4 lignes, ces 52 mots. Mr Cantin donne crédit au nouveau logo de l’Impact en continuant la tradition de la fleur de lys, symbole fort et indéniable de la province de Québec, notre province. Reléguant la fleur de lys sur le logo au rôle de symbole, on passe rapidement et sans transition à un souhait que le nouveau coach de l’Impact aurait du pouvoir s’exprimer en français. L’argument qui appuie sa thèse, son souhait, sa vision est de démontrer à l’Impact de Montréal que via la grande famille du monde de la francophonie, que les ‘’ les candidats compétents étaient sûrement nombreux ‘’.  Mr Saputo et Mr De Sanctis ont donc tort de ne pas avoir passé à travers les 198 millions (198,508,100) de francophones, citoyens d’état membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

(données 2005 http://www.francophonie.org/IMG/pdf/Fcs_enjeu_21esiecle.pdf).

Notons que l’hypothèse de Mr Cantin se base  sur un ‘‘ sûrement ’’ très convaincant, avec un certain poids et une légitimité telle qu’il a pu nommer quelques candidats francophones compétents avec une expérience MLS, ou plutôt LMS? J’en perds mon latin.

La première grosse partie de l’article continue à vendre la nécessité sans équivoque d’avoir un coach qui parle français afin ‘’ d’envoyer un signal fort sur la place du français au sein de l’équipe  ‘‘ en ajoutant que ‘’  L’Impact aurait augmenté ses chances d’élargir sa clientèle en sélectionnant un entraîneur capable de s’exprimer dans la langue de la majorité. Et elle aurait renforcé son caractère distinctif en MLS.  ‘’ .  Je donne crédit à Mr Cantin concernant le potentiel de renforcer  le caractère distinctif de l’Impact de Montréal au sein du grand chaudron qu’est la MLS. Malgré cela, je voulais faire remarquer que le staff entier technique et opérations soccer à l’exception de Matt Jordan et Jesse Marsche et peut être le coach des gardiens, Mr Jansanna , parlent le français : du président Joey Saputo au gérant de l’équipement.

Mas bizarrement, l’article a une certaine bipolarité marquante. En continuant de lire l’article où on peut lire une reconnaissance des compétences de Jesse Marsch  et presque un appui de la décision de choisir Mr Marsch. On cite son expérience en MLS, US Soccer ce qui va aider à construire l’équipe via l’ Expansion Draft et le Super Draft de la MLS. Il semble que Mr Cantin a vu au-delà de la langue et analyser les compétences du nouveau coach  tout en donnant crédit à son bon français et un accent ‘’ fort correct ‘’ .

Je comprends totalement l’importance de langue française pour un coach a Montréal vis-à-vis les medias et plus important vis-à-vis les fans. Ce critère est important mais ne peut pas être le premier critère dans une liste de priorités pour un club d’expansion de la MLS, un club qui connait une crise sportive et identitaire sur le terrain et avec ses fans les plus loyaux (les Ultras de Montréal).

L’Impact de Montréal ne peut pas se permettre de ne pas avoir une compétence US/MLS au sein de son staff, un staff dépourvu d’expérience de gestion sportive et non sportive en MLS.

Je ne peux pas prendre au sérieux le même argument venant de membres des medias. Cet argument qui est régurgité sans cesse dans nos faces au lieu de mettre de l’avant la compétence, l’expérience, le savoir-faire, la gestion de joueurs etc. Une langue s’apprend, se parle et s’écrit et Joey Saputo a prouvé son désir de faire de l’Impact de Montréal un exemple pour la ville, pour la province et pour le pays en faisant les efforts sportifs, communautaires et linguistiques de se préparer pour la MLS, Major League Soccer. J’insiste sur le mot Major, une ligue qui ne donne pas le temps aux faibles et ceux qui ne sont pas préparés.

Sofiane Footix Benzaza

Posted on 11 August 2011, in Soccer and tagged , . Bookmark the permalink. 2 Comments.

  1. Ce que Philippe Cantin veut nous dire, c’est qu’il s’est fait demander de faire un texte sur le nouveau coach de l’Impact et il essaye de nous dire qu’il n’y connaît absolument rien en soccer. Donc, il nous a parlé de ce qu’il connaît des changements de coach d’équipes québécoises et c’est la polémique entourant la langue de celui-ci.

  2. Philippe Cantin, il haït ça le soccer (il faut fouiller dans les archives, il y a quelques bijoux). Je ne comprends pas pourquoi il a décidé d’en parler.

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